Let’s Speak French!
with Dr. Natalie Amgott
#25: The Art of “S’en Foutre” to Learn French without Stress - with Jennie Décime
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Episode 25 Transcript
Welcome back, mon ami. If you’re anything like most of my adult students, and myself, you catch yourself caring TOO much about the perfect French phrase sometimes.
Maybe you write out the whole sentence in your head but it just doesn’t roll off the tongue.
Or you get stuck looking for the word you need so you don’t say anything at all.
Or maybe you get so hung up on a verb conjugation that by the time you’re ready to speak, the conversation is already going in another direction.
I’ve been there and I get it. Today, we’re going to talk about how to “s’en foutre” a little more and how this can help you with your French learning. I sat down to have a chat with Jennie Décime, who teaches online French classes.
Although we originally sat down to talk about test prep for proficiency exams like TEF & TEFàQ, Jennie also had so many important nuggets to share about how our mindset affects our proficiency progress.
Before you listen in, I want to remind you of something that’s going to help you learn more French from this episode. Spotify or Apple or wherever you’re listening to this does an auto-transcription. Did you know they don’t let podcasters edit those? Sometimes it totally garbles it since we use two languages in this podcast. But I’ve got your back. You can always find the transcript for the French part of each episode at elevatefrench.com forward slash + the number of the episode. So for today, you’ll want to follow along with our conversation at elevatefrench.com/episode25. I always recommend you come back to the transcript for any part of the conversation where you got stuck. OR you can use the “speed” feature to change the speed that you’re listening to the podcast.
Okay, commençons avec un peu de vocabulaire que Jennie a utilisé dans notre conversation sur les examens et l’état d'esprit.
Se consacrer à quelque chose ou à faire quelque chose. To be dedicated or devoted to. Jennie se consacre à la clientèle adulte.
Une bourse : de l’argent accordé à un élève pour payer ses études. Scholarship.
Reste que: Néanmoins, portant = nevertheless, the fact remains that
Coûteux: cher
Aller à la rescousse de quelqu’un: aider quelqu’un, spécifique to rescue someone
Maintenant, c’est parti pour la conversation avec Jennie!
Jennie: Oui, bien sûr. Donc moi, en fait, je porte plusieurs chapeaux là, je suis maman, je suis femme, je suis Bachelière en Enseignement français langue seconde Présentement, je suis aussi enseignante en francisation au secondaire.
Puis en même temps, je suis entrepreneure, donc c'est ça, je suis enseignante en ligne, puis je me consacre principalement à la clientèle adulte, puis aux apprenants de niveau débutant et intermédiaire, j'ai pas eu de niveau avancé encore, donc je dis que c'est plus débutant et intermédiaire là.
Sinon pour parler de moi bien, moi, je suis canadienne d'origine haïtienne. Je suis née à Montréal, mais j'ai grandi à Laval, donc en banlieue de Montréal, puis moi, en fait, j'aime découvrir d'autres cultures. J'aime apprendre des langues, j'adore tout ce qui est développement personnel, j'adore apprendre une des raisons pourquoi je suis devenue enseignante et dans mes temps libres, c'est ça, j'aime la lecture, j'aime faire des activités extérieures, écouter de la musique, des documents.
Donc en gros, c'est pas mal, ça.
Natalie: Trop bien. Donc tu es super occupée, ça a l'air quand tu as commencé avec les plusieurs chapeaux que tu portes. Est-ce que tu dors?
Jennie: Est-ce que je dors? (rires) Oui je dors!
Natalie: Ok, trop bien, c'est vraiment.
Jennie: Moi, sinon je serais à terre (rires)
Natalie: Je dois faire une petite pub pour toi parce que je sais que parfois moi, je me sens vraiment fatiguée, surtout en hiver et fait que j'ouvre Instagram, et je vois tes story très motivante de ce que tu fais au quotidien et de nous motiver de continuer. Donc je vois justement que t'aimes ça, le développement personnel, moi aussi, et que toi tu m'inspires, et je crois que pour nos auditeurs tu vas aussi nous inspirer, que ce soit pour l'apprentissage des langues ou seulement pour terminer nos jours de travail avec un gros sourire sur le visage
Jennie: Oui, ben merci, parce que je sais qu'on a besoin de motivation là, tout le monde a besoin de motivation, donc c'est ça.
C’est, je mets l'accent sur ça.
Natalie: J'adore, c'est bon, et j'ai vu aussi sur ton Instagram parce qu'on se suit depuis trois ans, je crois déjà, et tu parles souvent de l'importance de l'immersion, notamment dans ton apprentissage de l'anglais, mais aussi dans les cours que tu donnes, ça à l'air que tu incorpores des éléments d’immersion. Est-ce que tu pourrais nous parler un peu plus de ton expérience d'immersion en anglais et de ce que tu penses en général de l'immersion pour tes étudiants, par exemple?
Jennie: Oui, ben c'est ça. Moi, en fait ma langue seconde, donc c'est l'anglais, ma langue première, c'est le français. Donc moi, j'ai commencé à apprendre l'anglais au primaire dès qu'on est tout petit, on a des cours d'anglais à l'école, mais c'est sûr que c'est vraiment pas beaucoup.
Donc je pense que c'est comme un cours d'anglais peut-être, une heure par semaine avec un grand groupe et tout, on n'a pas vraiment le temps de vraiment pratiquer à parler l'anglais.
Donc moi, en fait, au primaire, j'avais reçu une invitation pour participer à un programme de ça s'appelle Bain linguistique. Je ne sais pas si, en tout cas en anglais, donc c'est ça. J'ai été invité à participer à un programme de bain linguistique pour justement perfectionner mon anglais, puis c'est vraiment là que j'ai commencé à plus parler en anglais.
Puis je dirais que ça a comme développé le goût chez moi, de c'est ça de m'apprendre davantage, de mieux m'exprimer en anglais, surtout que c'est ça, j'habite au Canada, donc c'est un pays bilingue. Donc je voyais vraiment l'importance d'apprendre, c'est sûr que bon le français, c'est ma langue première, mais on continue toujours d'apprendre, puis c'est ça, je voyais l'importance de perfectionner mon anglais, en fait.
Puis quand j'ai terminé l'école primaire, cien, c'est sûr que ça retombe au secondaire avec quelques cours d'anglais encore, donc j'avais pas vraiment l'occasion de parler en anglais, donc c'est ça à l'âge adulte, j'ai juste décidé d'aller vivre une immersion
Donc moi, je suis partie vivre une immersion, donc moi présentement, je suis dans la province de Québec, au Canada. Puis j'ai décidé de partir en Ontario, donc c'est à six heures de route ou j'habitais en fait.
Puis bien, c'est ça, je suis allée là parce que j'ai participé à un programme qui s'appelle le programme Odyssée, puis ce programme là, ça permet d'aller enseigner le français dans des écoles. Non, j'allais dire primaire, mais on peut aussi aller dans les écoles secondaires pour enseigner le français, donc on enseigne vraiment seulement la communication orale principalement
Puis je dirais que cette expérience là, c'est ça, ça m'a fait voir que, premièrement, j'ai vraiment développé mon anglais, c'est sûr que de se retrouver dans un contexte où t'as pas le choix de t'exprimer en anglais, c'était vraiment gagnant pour me développer là, progresser en anglais.
Puis c'est ça. Donc je suis partie, puis j'étais monitrice de langue en français. Donc chaque jour, je parlais à des étudiants qui étaient anglophones, donc c'est ça. C'est comme ça que j'ai vraiment développé mon anglais, puis j'ai oublié de mentionner aussi je suis partie toute seule, donc j'avais vraiment personne sur qui compter pour m'aider à parler en anglais, ou peu importe donc vraiment, j'étais comme laissé en moi même. C'est vraiment une belle expérience à faire parce que comme je dis, on n'a pas le choix de parler dans notre langue seconde.
Donc moi je recommanderais vraiment à n'importe qui qui veut apprendre une langue comme vivre une immersion. C'est vraiment un bon moyen de se développer rapidement aussi.
Natalie: Oui, je suis d'accord avec toi, j'en ai fait plusieurs, ben trois quatre expériences. C'était une expérience que j'ai faite plusieurs fois au Vermont, donc aux Etats Unis, mais dans le Vermont, il y a un programme avec Middlebury et j'étais étudiante là-bas, et puis enseignante. Et j'ai adoré le programme, parce que, même en tant qu'enseignante, ça m'aidait vraiment à rester en français tout le long.
Mais je me suis dit: quand même il faut que j'aille dans un endroit francophone pour ça.
Alors je suis allée à Chicoutimi. Pour le programme Explore. Et je crois que s'il y a des Canadiens qui écoutent même ceux qui habitent aux États-Unis qui sont toujours à l'université, c'est la bonne occasion de le faire parce que tu as des bourses, tu pourrais avoir des bourses et vivre en famille ou en résidence.
Mais je crois que c'est mieux de vivre en famille si tu veux, parce que tu vas vraiment, c'est comme tu disais Jennie, si tu n'as pas la possibilité de t'exprimer en anglais ou dans ton cas en français, ça te force un peu de t'adapter. Et donc pour moi je vivais avec des enfants. J'avais déjà suivi 10 ans de cours de français, Mais ça m'a vraiment aidée parce que les enfants, parfois ils sont un peu méchants, ça aide “Nathalie, on ne dit pas ça. ça fait trop vieux de dire comme ça!”
Donc j'ai vraiment aimé ça. ça m'a beaucoup aidée, et puis il fallait signer chaque semaine, je crois qu'il fallait resigner un truc qui disait qu'on n'allait parler français, même entre nous, entre anglophones et, bien sûr qu'il y en avait qui ne faisaient pas, mais je crois que nous autres un peu plus avancés, on faisait vraiment un effort à tous nos auditeurs de faire une expérience d'immersion.
Mais justement ça m'amène à ma prochaine question, parce que je sais que la majorité de nos auditeurs se trouvent au Canada et aux Etats Unis.
Si on peut pas voyager dans un contexte francophone pour vivre une immersion, qu'est-ce que tu nous conseilles dans ce cas?
Jennie: Bien moi, c'est sûr que je suis enseignante, donc c'est sûr que, bien évidemment, je vais dire de pratiquer avec une enseignante.
Selon moi, c'est une des manières la plus efficaces pour vraiment progresser, parce qu'on a vraiment quelqu'un qui est là pour nous motiver ,quelqu'un qui est là pour corriger nos erreurs, pour nous faire reprendre confiance en nous mêmes.
Aussi je sais que, par exemple, si on regarde les applications, c'est sûr que c'est un peu limité, donc l'application Oui, bon, il y a des applications que c'est plus interactif.
Donc l'application peut corriger nos erreurs et tout, mais souvent c'est pas à l'oral, donc ça va être souvent juste des…c'est ça de la compréhension écrite. Donc moi, je dirais que c'est ça, c'est un des meilleurs moyens.
Mais sinon reste qu'on peut écouter des films en Français des émissions en français. On peut essayer de se trouver un ami francophone. Donc ça, ce serait peut être les alternatives qui sont un peu moins coûteuses, mais reste qu'un enseignant, c'est un professionnel qui maîtrise la pédagogie, donc moi je pense que c'est le meilleur moyen.
Et par exemple, si on a des problèmes, bon dans notre vie personnelle, on va aller voir qui est un psychologue. Si on a des problèmes avec notre auto, on va aller voir un mécanicien, mais on dirait que des fois je trouve qu'il y a comme une certaine résistance pour les élèves d'aller demander de l'aide au professionnel qui sait comment enseigner la langue, donc voilà, C'était juste le mot que j'avais à dire, mais c'est ça, donc tous les moyens sont bons, aussi je dis pas que d'apprendre avec une enseignante, c'est la seule et unique manière, mais je trouve que ça aide beaucoup à apprendre l'apprenant à voler de ses propres ailes. Donc je trouve que c'est un bon début pour structurer et organiser son apprentissage.
Puis ensuite il n'y a rien qui empêche comme moi, j'ai fait d'aller vers une immersion, moi je trouve que c'est un bon moyen pour c'est ça apprendre là,
Et puis en fait, moi je trouve aussi que le meilleur apprentissage, c'est de mélanger tous ces moyens d'apprentissage, là, donc que ce soit d'écouter des films, que ce soit de faire appel à un enseignant, donc le plus que tu utilises de ressources, selon moi, le plus ça va être mieux pour l'apprentissage de la langue.
Jennie: Donc tous les moyens sont bons, mais je trouve que de faire appel à un enseignant peut-être, que ça fait progresser aussi un petit peu plus rapidement.
Natalie: Oui, tout à fait. Evidemment, je suis d'accord avec toi en étant enseignante, aussi, mais je crois que t'as vraiment raison. J'ai beaucoup aimé la comparaison que t'as faite, si tu as un problème avec ton auto, tu ne vas pas probablement essayer de régler ça toi-même et si tu as essayé de régler toi-même, tu vas devoir regarder, 30 h de vidéos Youtube et puis aller acheter ce qu'il te faut pour faire tout ça, et puis tu vas dépenser plus que l'amener chez le mécanicien. Alors pour moi, c'était une bonne comparaison parce que je vois parfois il y a des étudiants qui me disent: J'ai regardé plusieurs vidéos à ce sujet, mais je comprends toujours pas quand l'utiliser, par exemple le passé composé composé et l'imparfait.
Et je leur dis: Ah! Mais est-ce que tu as posé tes questions à un enseignant parce que c'est vraiment le moment où, comme tu as dit, on a la pédagogie, on va vous aider et on va vous économiser peut-être du temps, et sinon c'est pas l'argent, ça va vous faire apprendre un peu plus rapidement que vous seul, sans structure et tout ça.
Jennie: Ça ouais.
Natalie: Bon et bon, je vois sur ton Instagram que tu travailles souvent avec des étudiants qui veulent passer un examen, je sais qu'il y a plusieurs examens de compétences en français. Et est-ce que tu pourrais nous parler un peu plus de ces examens et de pourquoi tes étudiants choisissent de les passer et pourquoi, tu pourrais nous dire à nos auditeurs pourquoi on pourrait s'intéresser à ces examens?
Jennie: Oui, bien. En fait, il existe plusieurs examens d'immigration pour ceux qui décident de s'installer au Canada. En fait, je parle pour mes étudiants, dont la plupart ils ont un statut de résident temporaire, puis en fait, pour obtenir un statut permanent au Canada, il faut montrer une certaine connaissance du français.
Puis c'est ça, donc c'est la raison pour laquelle les étudiants ils passent ces examens là, sinon je pense pas qu'ils les auraient pensés, mais ça c'est un détail, donc c'est comme t'as dit. Il existe plusieurs examens d'immigration, donc moi je focalise plus sur le TEF Canada, le TCF et l'OQLF. Donc, je ne sais pas si les auditeurs sont familières avec les termes là:
LE TCF c'est reconnu à l'international
TEF Canada, c'est ça plus pour le Canada
Puis l'OQLF. C'est pour ceux pour les travailleurs en fait qui font partie d'un ordre professionnel et pour faire partie de cet ordre là au Canada, donc ils doivent démontrer qu'ils maîtrisent le français, Donc ça, ils doivent passer cet examen là.
Natalie: Super et je vois justement hier soir, j'ai regardé, c'est un peu pas lié, mais j'ai regardé les présentations des candidats du Parti libéral. Et vraiment, ça m'intéresse toujours parce que j'ai regardé sur RDI, donc je regardais en français et c'est vraiment intéressant. Parfois, je me dis: je crois que eux aussi ont besoin des enseignants comme Jennie pour les aider avec leur français parce qu'ils s'expriment vraiment bien en anglais, et puis ils disent un truc en français, où ils lisent un truc, et c'est clair que, que l'intonation, c'est quelque chose que quelqu'un d'autre a écrit pour eux, et ce n'est pas pour critiquer une seule personne, c'est pour tout le monde. Bon. Plusieurs anglophones qui se présentent parfois présentent ces candidatures pour n'importe quel parti, mais j'ai noté ça et je me suis dit justement qu'ils avaient besoin de toi, Jennie.
Jennie: Je m'en viens à leur rescousse.
Natalie: Et donc si on choisit de se préparer à un examen de compétence, je sais qu'il y a aussi plusieurs étudiants des miens au moins qui choisissent de passer le Delf parce que c'est un objectif personnel, ils veulent avoir le niveau B un ou le niveau B2. Et que ce soit pour la migration ou pour loisir. Est-ce qu'on devrait plutôt se focaliser sur la structure de l'examen ou sur le français quotidien en se préparant pour ces examens?
Jennie; Bien, c'est sûr que je dirais, c'est un mélange des deux, parce que, bon, en premier lieu, c'est important de connaître la structure de l'examen pour savoir à quoi réellement on doit s'attendre donc.
Mais ensuite, ce qui permet de passer l'examen, c'est il y a plusieurs critères: en fait, donc il faut avoir une bonne prononciation, une bonne intonation, une bonne fluidité, comment on parle, ça doit être clair, l'apprenant est aussi évalué sur son vocabulaire, puis sur les erreurs de grammaire qu'il va faire, donc c'est sûr que le plus qu'on est exposé à des frontières de la vie quotidienne et le plus qu'on pratique, donc le plus on a de chances de passer ces examens.
Là donc c'est sûr que bon, dans les cours que je donne, c'est vraiment un mélange des deux. Là, on voit la structure de l'examen et tout. On se prépare en fonction des questions qui pourraient être posées. Mais c'est aussi, c'est ça d'apprendre le français de la vie quotidienne pour être capable de répondre aux questions parce qu'au final, les questions qui sont posées, c'est le français de la vie quotidienne un peu, donc c'est de faire partie de, c'est de démontrer qu'on est capable de faire : partie d'une conversation, puis qu'on est capable de: C'est ça souvent, c'est bon niveau B1/ B2. Je dirais, c'est d'argumenter et tout de donner son opinion, donc c'est vraiment de montrer cette connaissance là qu'on a. Donc voilà, je dirais que c'est un mélange des deux.
Natalie: Oui, il faut connaitre la structure, mais aussi le français, évidemment, le français qui se parle tous les jours. C'est drôle parce que ce n'est pas, je crois que parfois les étudiants pensent que c'est aléatoire la structure avant de se préparer, ils pensent, c'est parce que parfois on a cette impression au moins, ayant grandi aux Etats Unis, on a le fameux SAT pour entrer à l'université, le ACT et là, ça teste pas nos connaissances d'anglais, nos langues premières, notre langue première, mais je dirais que c'est plutôt, on a l'impression parfois que c'est aléatoire que ça nous prépare pas pour l'université, mais dans ce cas, je sais que chaque examen est différent et que c'est seulement une représentation de ton français ce jour-là, et évidemment, on est plus nerveux au moment d'un examen, mais déjà c'est plus réaliste que ces autres examens, par exemple, qu'on passe aux États-Unis pour entrer à l'université, à mon avis.
Jennie: Ouais, je suis d'accord.
Natalie Et bon Est-ce que t'as d'autres astuces aujourd'hui pour les apprenants intermédiaires ou les débutants peu avancés qui nous écoutent et qui se sentent parfois découragés dans le processus d'améliorer leur français.
Jennie: Et bon les astuces. Oui, en fait, il y en a plein là. Apprendre une langue, ça demande tellement plein d'astuce, et bon, c'est sûr que j'avais nommé bon, L'écoute des films de podcast d'émissions en français, et c'est sûr que c'est important aussi de développer sa confiance en soi.
Donc j'entends souvent là, je pense qu'un des plus grands problèmes qui revient., c'est je maîtrise le français mais j'ai peur de participer à des conversations, donc je pense que tout ça est relié à la confiance en soi, puis souvent les apprenants, ils viennent apprendre la langue, mais ils n'ont pas nécessairement la conscience qu'ils doivent aussi faire du travail sur eux- mêmes avant d'être capables de pratiquer la langue d'être. J'allais dire: j'allais dire parler couramment en français, donc c'est ça, donc c'est aussi du travail sur soi à faire.
Et c'est là que je pense que c'est vraiment important aussi de faire du développement personnel avec nos étudiants, parce que c'est ça, donc il faut la confiance de parler régulièrement à un francophone.
Je l'avais nommé, tantôt donc c'est sûr que ça, je le dis, mais je trouve qu'en même temps c'est un petit peu difficile de trouver quelqu'un avec qui on va parler sur une base régulière, quelqu'un qui va nous corriger, et tout, donc on s'entend que tout le monde dans la vie adulte, on a des vies pas mal occupées. Donc ça devient un peu un travail là de corriger la personne à chaque fois, et tout. Donc bon, ça reste quand même une astuce.
Je dirais aussi de se comparer à soi-même, parce que ça, aussi. Je l'entends souvent donc des apprenants du français qui se comparent à des personnes natives avec le français comme première langue, mais tu sais ça, c'est un peu pas juste parce que la personne a grandi en français, donc c'est sûr que si on commence à se comparer avec la personne qui a grandi en français, bien t'sais, ça devient difficile de se motiver, puis de se dire qu'on est bons, donc ça bon, je dirais que c'est à éviter.
Mais je sais que c'est dans la nature humaine aussi de tout le temps se comparer pour voir on se situe où, mais bon le mieux possible de juste se comparer avec soi parce qu'on fait tout le temps du progrès, mais on dirait qu'on refuse de le voir parfois en se comparant aux autres, donc voilà donc je centrerai tout ça sur nous mêmes. Puis c'est ça de se motiver en se comparant nous mêmes.
Sinon je dirais de célébrer ces petites réussites aussi parce que souvent on est vraiment vraiment durs envers nous-mêmes. Puis moi, des fois avec mes étudiants, je leur, dis: Mais t'sais t'as appris un mot aujourd'hui, moi c'est tout ce que j'avais besoin là, t'sais un mot, c'est c'est bon aussi là t'as pas besoin de passer de jour un tu ne parles pas du tout en français Puis, une semaine après, tu t'attends à parler couramment en français.
Non là, il faut vraiment célébrer les petites victoires, parce que c'est comme ça qu'on va se rendre à notre destination finale, puis bon, ça encore, on l'oublie tous là, on est vraiment durs envers nous-mêmes. Parfois.
Je dirais aussi beaucoup d'apprenants de français ont peur du jugement, puis on a tendance à vouloir être parfait, et tout.
Puis je pense que c'est une cause aussi qui fait en sorte que les apprenants du français, ils pratiquent moins leur français parce qu'ils ont peur du jugement, puis ça va paraître un petit peu dur Ce que je vais dire, mais l'astuce que je donnerais, c'est d'apprendre à s'en foutre. Oui.
Parce que, écoute là, on peut pas vivre pour les autres, sinon on va jamais rien faire.
Puis il faut se dire aussi qu'il y aura toujours quelqu'un qui va nous juger, peu importe à quel point on se trouve bon, peu importe à quel point on adore nos pantalons, il y aura toujours quelqu'un qui va trouver ça laid, et c'est la réalité parce qu'on n'a pas tous les mêmes goûts et tou
Donc moi, je c'est ça, donc moi, je voudrais juste dire à tous ces apprenants là, de juste apprendre à s’en foutre. Let it go. Let go. Je sais pas en anglais
Natalie: “Let Them,” oui.
Je sais qu'il y a un nouveau livre, ce concept, je l'ai pas encore lu, mais oui, c'est cette idée en fait un peu de dire: Ok. je vais devoir penser je m'en fous parce que je vais me rappeler de m'en foutre une fois par jour. Parce que parfois, c'est vraiment ce qui nous empêche de faire ce qu'on veut, c'est les pensées des autres et pas nos propres objectifs, nos propres pensées et si on veut apprendre le français, il va falloir faire des erreurs, c'est comme ça qu'on apprend, j'apprends le français depuis l'âge de 13 ans, ça fait 20 ans que j'apprends que j'enseigne, ça fait 11 ans.
Je fais toujours des erreurs. D'habitude, je me rends compte après avoir dit quelque chose, c'était féminin, j'ai pas fait l'accord, mais je dois continuer, sinon ça va pas se faire, je vais jamais finir une conversation, donc je crois que c'est ça pour moi aussi, ça a été une leçon en français d'apprendre à m'en foutre un peu plus, alors j'adore que tu as donné cette astuce.
Jennie: Voilà. Puis je dirais aussi apprendre à lâcher prise, parce que je pense qu'on est beaucoup à vouloir, comme tout contrôler tout contrôler notre performance, contrôler tout, mais il y a des choses qu'on peut juste pas contrôler, on doit juste le vivre, puis après, ça, on va se réajuster, donc moi, c'est comme ça que je le vois là, parler une autre langue, ou pratiquer une autre langue, donc c'est ça, on ne peut pas avoir de contrôle sur tout et je sais qu'on vise tous la perfection, mais c'est ça. Il faut apprendre à moins contrôler, puis juste apprécier comment les choses vont, parce que même si on se dit: Ah, mon Dieu, j'ai été tellement mauvaise, la réalité, c'est que c'est pas vrai là, tu as fait des choses bien aussi là, il faut balancer les choses.
Puis moi justement avec mes étudiants, je prends toujours aussi la peine de t'sais, oui, je dis. Je leur dis les erreurs qu'ils ont faites, mais aussi t'sais, je vais leur dire les bons coups qu'ils ont faits pour pas que parce que des fois c'est démoralisant, je sais que c'est pas pour juger des enseignants, mais je sais qu'il y en a qui sont très durs là. Ah t'as fait ci, t'as fait ça, puis c'est ça, il y a comme pas de positif dans ce qui est dit, donc c'est sûr que ça peut être dur sur le moral, mais c'est ça, j'essaye moi le mieux que je peux de balancer les choses comme ça, c'est moins démoralisant.
Puis bon, j'ai beaucoup d'astuces, là, je vais essayer d'en dire les petits derniers.
Je dirais développer sa curiosité, aussi poser des questions. Donc je dirais que même moi, en tant qu'étudiante avant, j'avais pas réalisé l'importance de poser des questions parce que, bon j'étais une petite fille timide et tout je ne posais pas de questions. Je voulais le moins avoir la parole, mais quand on pose des questions, En fait, ça prouve qu'on est actif dans notre apprentissage, ça prouve qu'on s'intéresse à ce qu'on fait.
Donc c'est vraiment bien de poser des questions. Puis souvent, j'ai des étudiants qui m'arrivent tout le temps avec des questions, puis je me dis: Ah! Mais c'est bon, parce que même si que je leur apprends pas certaines, choses, ils sont là, puis ils me posent des questions, donc c'est comme ça qu'on va avancer d'une certaine manière, c'est pas juste moi qui est là à faire l'effort d'un côté, comme on dit un peu avec les relations, donc on est les deux à faire l'effort de moi, je t'enseigne, mais toi, tu t'intéresses aussi à ça, que je t'enseigne.
Donc voilà donc ce serait, écoute, il y a plein d'autres astuces, là, mais je vais pas toutes les dire, je pense que j'ai dit les plus importants, les essentiels, mais ça fait le tour.
Natalie: Et c'est vraiment, c'est vraiment utile, tout ce que tu nous as dit. Je crois que la moitié d'apprentissage d'une langue, c'est la partie mentale, pas d'apprendre la langue, mais la confiance en soi dont tu as parlé et le fait de chaque jour de reprendre, même si on a l'impression de ne pas faire des progrès, et puis de demander, de poser des questions et de demander à nos profs de nous corriger et de nous dire aussi où est ce qu'on a fait des progrès. Parce que parfois, j'ai des étudiants après plusieurs mois, en me disant: Je n'ai fait aucun progrès, et je leur dis: Hé, regarde, cet enregistrement de toi il y a trois mois!
Et ils écoutent ça, ils me disent: Ah oui, t'as raison, j'ai fait des progrès.
Donc je crois que parfois on est nos propres critiques les plus dures et que j'ai vraiment apprécié les astuces que tu nous as données de nous développer, qui va nous aider avec le français aussi.
Donc, pour terminer, Jennie, est-ce, que tu pourrais nous dire où est-ce qu'on peut te trouver sur Instagram, et quels sont les services que tu donnes aux étudiants de français?
Jennie: Oui, en fait, moi je suis bien en fait principalement je suis juste sur Instagram pour les réseaux sociaux, donc ma page, c'est jennie.frenchteacher
Puis les services que j'offre, en fait, c'est de développer l'expression orale des apprenants principalement canadiens. Donc c'est ça de développer leur expression orale par rapport aux examens d'immigration, donc le TCF, le TEF Canada, L’OQLF et le TEFàQ. Puis voilà donc ça s'adresse aux apprenants des niveaux débutants et intermédiaires.
Puis ça fait le tour de mes services. J'offre aussi le service aux personnes qui veulent apprendre le français juste pour leur pur plaisir, mais je dirais que les apprenants que j'aide, ils viennent plus avec un but précis en tête, souvent, c'est de passer un examen. Ou j'en ai une autre aussi qui veut, qui voulait se trouver un autre emploi, donc elle avait besoin de développer son français, mais voilà.
Natalie: D'accord, Merci beaucoup Jennie, merci d'être venue et à la prochaine.
Jennie: Merci à toi.
Wow, Jennie est si sage, hein? Jennie’s tips were so wise. My favourite tip she gave us was “apprendre à s’en foutre,” to learn to care a little bit less.
I think this especially applies to us as women. Despite whatever your role is, women are socialized to be caretakers and are thus more likely to care what other people think. Jennie’s advice to “apprendre à s’en foutre” really resonated with me. When I met my now fiancé, it was at a French immersion program, as many of you may already know. He had just started learning French but really epitomized the “s’en foutre” attitude in that he would just plow onwards with speaking and focusing on cultivating an amazing accent and vocabulary while waiting for the grammar to fall into place. I always admired that about him and I think we can all learn from this.
In the conversation with Jennie, I also mentioned the Let Them Theory, a new book by Mel Robbins which I actually had the opportunity to read after recording the conversation with Jennie. It is very related to the “s’en foutre” attitude that Jennie recommends, but it gives you a step by step framework to stop caring what other people think and to start getting closer to the you that you want to become. Although it’s not specific to language learning, so much of it is applicable and I’d totally recommend it.
I hope you enjoyed hearing from Jennie as much as I did and that you’re ready to try at least one of the amazing tips that she gave for you to improve your French.
As always, it’s an honour to be your French teacher. Bonne continuation et à la prochaine!